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Renard et poules – 1


Fox and geese (Angleterre), Lupo e pecore (Italie), fuchs und Gänse (Allemagne), Schaap en wolf (Hollande), Räfspel (Suède), Ref-skak (Islande), Volky ovtsy (Russie)1 [1]


Nombre de joueurs :             2


Matériel :

–         un plateau en croix au tracé d’une diagonale sur deux de l’alquerque ;

–         1 renard et 13 poules.


But du jeu :

 C’est un jeu de chasse : deux camps dissymétriques en effectif et en objectif. Le renard doit manger les poules, les poules doivent bloquer le renard.

Disposition initiale.


Règles :

  

Le renard et les poules peuvent se déplacer d’une case en suivant n’importe quelle ligne, en avant comme en arrière.


Seul le renard peut manger une poule en sautant par dessus comme à l’Alquerque [2]. La prise multiple est possible mais pas obligatoire. Une poule mangée est retirée du jeu.


Les poules gagnent si au tour de jeu du renard, celui-ci ne peut plus se déplacer.


Il faut au moins 5 poules pour bloquer le renard (centre d’un côté de bras de la croix). Le renard est donc vainqueur s’il mange 6 poules. Au delà, le carnage continue mais n’intéresse plus le joueur des poules. Il vaut mieux recommencer une partie… en changeant les rôles.


Un joueur expérimenté contrôlant les poules gagnera toujours s’il ne fait aucune erreur ! Le système de jeu est analogue à la chasse au lièvre, décrite en 1283 dans le Livre des jeux d’Alphonse X.


Traces archéologiques :

Plateaux non datés :


Traces littéraires :


 Bibliographie :


Fiche réalisée par l’association  Aisling-1198 ;

contact : aisling – neuf.fr

(remplacer le – par @)


Notes:

 

 

  1. MURRAY Harold James Ruthven, A history of board-game other than chess, Oxford University Press, Clarendon, 1951, p 101 [ [19]]
  2. HALL Mark, Des jeux gravés dans la pierre. Graffiti des cathédrales, monastères et églises paroissiales en Grande Bretagne (The Permanence of Stone), Revue Histoire et images médiévales, Thématique n°28, Fév-avril 2012, pp. 30-33; photo de la débredinoire et du plateau p.32 [ [20]]
  3. UBERTI Marisa, The Merels board Enigma, with the worldwide census, publié à compte d’auteur, traduit de l’italien par Gianluca Toro, 2012 (ilmiolibro.it [18]) existe aussi en version numérique. p. 217 et HALL Mark, Des jeux gravés dans la pierre. Graffiti des cathédrales, monastères et églises paroissiales en Grande Bretagne (The Permanence of Stone), Revue Histoire et images médiévales, Thématique n°28, Fév-avril 2012, pp. 30-33, essentiellement p.33, pour l’analyse de la demande d’intercessions auprès des notables pouvant être considérés comme des soutiens spirituels et  la comparaison avec la tombe de Sir William Wodehouse [ [21]]
  4. MURRAY Harold James Ruthven, 1951, op. cit., p 102; référence confirmée par photo. Nous remercions Charlotte Lapiche du Château Guillaume-le-Conquérant de Falaise d’avoir transmis notre demande à l’équipe de Norwich. [ [22]]
  5. MURRAY Harold James Ruthven, 1951, op. cit., p 102, Miss K. M. E. Murray [ [23]]
  6. MURRAY Harold James Ruthven, 1951, op. cit., p 102; UBERTI Marisa, 2012, Op. cit., p. 211 [ [24]]
  7. MICKLETHWAITE J. T., On the indoor games of schoolboys in the Middle Ages, Archaeological Journal 49, 1892, pp 322; MURRAY Harold James Ruthven, A history of board-game other than chess, op. cit., p 98 et 102 [ [25]]
  8. Plutôt considérée XVIe aujourd’hui, voire XVIIe. La datation autour de 1500 a été conservée en raison de l’inscription en écriture gothique et en l’absence d’examen de datation. Collectif, Art du jeu, jeu dans l’art. De Babylone à l’occident médiéval, catalogue de l’exposition du 28 nov. 2012 au 4 mars 2013 au Musée de Cluny, Réunion des Musées Nationaux,Paris, 2012, p. 67; NETCHINE Eve, dir., Jeux de princes, jeux de vilains, catalogue de l’exposition, Ed Seuil / BNF, 2009, pp. 26-27 [ [26]]
[27] [28]