La marelle à 9 avec dés


 Last updated: dimanche 9 novembre 2014

La règle présentée ici s’appuie sur la présentation d’Ulrich Schädler aux Board Games Studies 2000. Elle est différente de celle de Murray et de Bell.1

Schéma de marelle à 9, relevé du Livre des jeux d’Alphonse X, Aisling-1198













Nombre de joueurs : 2

 

Matériel :

–         un plateau (mérellier) ;

–         9 méreaux (pions) blancs et 9 noirs

–         3 dés.

 

But du jeu :

Le but du jeu reste le même que dans la marelle à 9, sans les dés :

Éliminer les jetons de l’adversaire ou les empêcher de se mouvoir. Le manuscrit ne le précise pas, mais la capture de sept pions suffit à ruiner tout espoir de victoire pour l’adversaire.

 

Règles :

Ce qui est dans le manuscrit et ce qui y est moins : voir cette note2

 

Au départ, le plateau est vide.

 

1ère phase : Pose des pions (9 premiers coups)

Les dés ne servent pas pendant cette phase.

Chaque joueur pose, à son tour, un de ses pions sur une intersection libre.

Il est interdit de constituer un moulin pendant la phase de pose.


2ème phase : déplacement des pions (à partir du 10ème coup)

A son tour, chaque joueur lance les dés.

L’obtention d’un score spécial (6-5-4, 3-3-6, 5-2-2 ou 4-1-1) permet d’aligner trois pions en déplaçant un pion, exceptionnellement, de n’importe quelle intersection vers l’intersection libre qui achève un alignement. (A ce moment, comme indiqué par le manuscrit, il y a donc une, voire deux captures, si le pion déplacé termine deux moulins.)

Si le score des dés n’est pas un des quatre présentés par le manuscrit, le joueur déplace normalement un pion en suivant une ligne vers une intersection libre adjacente en essayant de réaliser un moulin.

On peut conserver de la règle précédente (Marelle à 9 sans dés) que les pions d’un moulin sont protégés de la capture.


Le premier qui n’a plus que deux pions, ou qui à son tour, ne peut déplacer aucun de ses pions, a perdu.


Il n’est rien spécifié au sujet de la fin de partie et des modifications de déplacement lorsqu’il ne reste plus que quatre pions à un joueur.


Traces archéologiques :

  • voir celles de la Marelle à 9 sans dés ;

 

Traces écrites :

  • De Vetula, Pseudo-Ovidius, écrite entre 1222 et 1268,3
  • Libros de acedrex, dados e tablas, 1283, Alphonse X le Sage, Bibliothèque San Lorenzo de l’Escorial,f°92r et f°92v : alquerque de 9 sans dés.
  • voir celles de la Marelle à 9 sans dés;



Sitographie : voir notre page




Bibliographie :

  • ALFONSO X EL SABIO, Libro de los juegos : acedrex, dados e tablas, Ordenamiento de las tafurerias, Biblioteca Castro, Fundacion Jose Antonio de Castro, Madrid, 2007
  • BELL Richard Charles, 1960, Board and games from many civilizations, Edition revisée réunissant les deux volumes, Dover Publications, New-York, 1960/1969/1979, p. 94
  • MURRAY Harold James Ruthven, 1952,  A history of board-game other than chess, Oxford University Press, Clarendon, pp. 45-46
  • MUSSER GOLLADAY Sonja, 2007, Los libros de acedrex dados e tables : historical, artistic and metaphysical dimensions of Alfonso X’s book of games, Thèse de doctorat de l’Université d’Arizona, Département Espagnol et Portuguais ; (PDF)
  • SCHÄDLER Ulrich, 2000, Medieval Nine men’s morris with dice, dans Board Games Studies Vol.3,  pp 112-116.

Last updated: dimanche 9 novembre 2014


Fiche réalisée par l’association  Aisling-1198 ;

contact : aisling – neuf.fr

(remplacer le – par @)




Notes :

  1. SCHÄDLER Ulrich, Medieval Nine men’s morris with dice, dans Board Games Studies Vol.3,  pp 112-116, 2000 []
  2. Cette règle est présente dans le Livre des Jeux d’Alphonse X.

    Le but du jeu reste le même que dans la marelle à 9, sans les dés.

    On y apprend que quatre scores spéciaux : 6-5-4, 3-3-6, 5-2-2 ou 4-1-1 permettent de mettre trois jetons en ligne et ainsi de capturer un jeton adverse plus une capture supplémentaire si cela forme un autre alignement de trois.

    Comme pour la marelle à 3, la règle du Livre des jeux ne donne pas toutes les indications. Ici c’est la miniature, qui comme pour les problèmes d’échecs, apporte les indices à Ulrich Schädler pour compléter les éléments alphonsins.

    Il en déduit ces éléments supplémentaires :

    Les dés ne servent pas pendant la phase de pose.

    Il est interdit de constituer un moulin pendant la phase de pose.

    A chaque tour de la phase de mouvement, les trois dés sont jetés. L’obtention d’un score spécial permet d’aligner trois pions en déplaçant un pion, exceptionnellement, de n’importe quelle intersection vers l’intersection libre qui achève un alignement. (A ce moment, comme indiqué par le manuscrit, il y a donc une, voire deux captures, si le pion déplacé termine deux moulins.)

    Si le score des dés n’est pas un des quatre présentés par le manuscrit, le joueur déplace normalement un pion en suivant une ligne vers une intersection libre adjacente.

    SCHÄDLER Ulrich, Medieval Nine men’s morris with dice, dans Board Games Studies Vol.3,  pp 112-116, 2000 []

  3. Schädler 2000, 112 []

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